Deux passions, une mission …


Qui suis-je ?
– Née avec une pathologie cardiaque, j’ai passé une grande partie de mon enfance à l’hôpital. Pour traverser ces nombreuses épreuves, je me suis réfugiée dans le dessin. À la maison, je passais des heures à créer, et à l’extérieur, j’observais la nature et ses habitants, petits et grands, qui m’inspiraient dans mes créations. Les animaux présents chez moi étaient une source de réconfort face à la douleur et à la solitude.
En grandissant, ces deux refuges sont devenus des passions que j’ai approfondies, cherchant à mieux comprendre le vivant et à explorer de nouvelles formes d’expression. Aujourd’hui, j’ai à cœur de partager cette approche en proposant des ateliers mêlant création artistique et médiation animale.
Mon parcours
Les arts plastiques et moi
Depuis toujours, j’ai aimé créer. J’ai fait mes études dans le graphisme, puis dans les jeux vidéo, mais c’est dans un moment difficile, hors du cadre scolaire, que la sculpture en papier mâché s’est imposée à moi. Cet art, accessible et intuitif, m’a permis de donner vie à mes idées et émotions.
Ce n’était pas seulement une technique, c’était un moyen de redonner vie à ce qui était en moi!
Peu à peu, j’ai affiné mon approche, et aujourd’hui, je vois chaque sculpture comme un concentré de « ce qu’il y a de meilleur en nous », un objet capable d’apporter du réconfort et d’illuminer un espace.
L’intégration des animaux dans ma pratique
Les animaux ont toujours été pour moi une présence rassurante. En retour, j’ai voulu mieux comprendre leur monde et leur langage. Lorsque j’ai commencé à proposer des ateliers, il m’a semblé naturel de les intégrer. J’ai donc choisi les inséparables. Leur joie et leur curiosité apportent une dimension vivante et spontanée aux séances, favorisant un climat de détente et de partage.


Formations et engagement
Pour professionnaliser mon approche et assurer un cadre sécurisant pour tous, j’ai suivi plusieurs formations diplômantes :
• en médiation par l’animal avec AGATHÉA.
• aux gestes de premiers secours en santé mentale.
• aux protocoles d’hygiène avec l’ACACED.
Ces apprentissages me permettent d’accompagner avec bienveillance et de proposer des expériences enrichissantes, adaptées aux besoins des participants et au bien-être des animaux.
Pourquoi cette approche ?
L’art et l’animal sont, pour moi, deux piliers essentiels du bien-être. À travers mes ateliers, je souhaite offrir ce que la création et la présence des animaux m’ont apporté : un espace où l’on peut exprimer ses émotions, se recentrer et retrouver du réconfort.
Ces ateliers sont une parenthèse hors du temps, une occasion de s’exprimer librement, de créer sans pression et de partager un moment unique avec les oiseaux.
C’est aussi une approche alternative qui permet d’explorer d’autres formes de communication et d’accompagnement, à travers la création et la présence animale.


Pourquoi les oiseaux ?
On imagine souvent que l’oiseau symbolise la fuite ou l’évasion. Mais pour moi, c’est l’inverse. Parce qu’il peut s’envoler, il nous oblige à rester présents.
À faire attention.
À mériter la relation.
Dans l’atelier, leur présence est vivante, mouvante, imprévisible.
Ils ne cherchent pas à plaire — ils sont.
Et c’est ce qui nous ramène à ressentir la matière, habiter le corps — apprendre à le ressentir, l’écouter, le respecter — et vivre un lien partagé.
Vivre avec un inséparable,
c’est accepter qu’il ait une volonté propre.
Ce n’est pas le dresser, mais l’écouter.
Ce n’est pas le dominer, mais le comprendre.
Ma philosophie
Je ne propose pas simplement des ateliers créatifs : j’ouvre un espace où l’on apprend à cohabiter avec le vivant, dans ce qu’il a de plus libre, spontané… et parfois imprévisible.
Ici, l’écoute, la lenteur et le respect remplacent la performance et le contrôle.
Mon approche s’ancre dans une éthique simple : offrir un cadre d’expression à chacun — humain comme animal. Une volière pour eux, un atelier pour nous, et une baie vitrée ouverte pour que l’échange se fasse, s’il a lieu. Les oiseaux qui le souhaitent peuvent circuler librement, observer, interagir… ou simplement passer.
Ce choix d’aménagement reflète ma conviction : le lien naît du respect mutuel, jamais de l’obligation.


